Qui sont les riches hommes blancs qui institutionnalisent l’idéologie transgenre ?

Article original ici, traduit par Radfem Résistance.
En tant que militante écologiste qui a été censurée d’un forum de discussion par des transactivistes, en 2013, j’ai développé un intérêt particulier au pouvoir de ce groupe qui force ce développement. Un an plus tard, lorsque le magazine Time a annoncé un point de basculement transgenre sur sa couverture, j’avais déjà commencé à examiner l’argent derrière le projet transgenre.

 

J’ai observé comme tous les espaces sûrs pour les femmes, universités, et sports ont ouvert leurs portes à n’importe quel homme qui a choisi de s’identifier en tant que femme. Tandis que les hommes qui s’identifient comme transfemme sont au premier plan de ce projet, les femmes qui s’identifient comme transhomme paraissent silencieuses et invisibles. J’étais étonnée qu’un si grand changement culturel tel que l’ouverture d’espaces protégés par le sexe (sex-protected) se produise à un rythme aussi fulgurant et sans considération pour la sécurité des femmes et des filles, la délibération ou le débat public.

 

Parallèlement à ces changements rapides, j’ai assisté à une refonte du langage anglais avec de nouveaux pronoms et un assaut quasi tyrannique sur celles et ceux qui ne les utilisaient pas. Les lois imposant un nouveau discours ont été adoptées. Des lois dépassant le sexe biologique avec le concept amorphe d’identité de genre sont maintenant en train d’être instituées. Les gens qui parlent ouvertement de ces changements peuvent se trouver eux-mêmes, leurs familles et leurs moyens de subsistance, menacés.

 

Ces éléments, ainsi que la saturation médiatique de la question, m’ont laissée interrogative : est-ce vraiment une question de droits civiques pour une infime partie de la population souffrant de dysphorie corporelle, ou y a-t-il un programme plus important avec des intérêts financiers que nous ne voyons pas ? Cet article ne peut que commencer à effleurer la surface de cette question, mais considérant que le transgenrisme a fondamentalement explosé au milieu du capitalisme, lequel est connu pour contenir les mouvements de justice sociale, il est utile de commencer cet examen.

 

Qui finance le mouvement transgenre ?

J’ai trouvé des hommes blancs extrêmement riches ayant une énorme influence culturelle finançant le lobby transgenre et diverses organisations transgenres. Celles-ci incluent mais n’y sont pas limitées, Jennifer Pritzker (un homme qui s’identifie comme transgenre); George Soros ; Martine Rothblatt (un homme qui s’identifie comme transgenre et transhumaniste) ; Tim Gill (un homme gay) ; Drummond Pike ; Warren et Peter Buffett ; Jon Stryker (un homme gay) ; Mark Bonham (un homme gay) ; et Ric Weiland (un homme gay décédé dont la philanthropie est toujours orientée LGBT). La plupart de ces milliardaires financent le lobby et les organisations transgenres à travers leurs propres organisations, y compris les entreprises.

 

Séparer les problèmes des transgenres de l’infrastructure LGBT n’est pas une tâche facile. Tous les donateurs les plus riches ont financé les institutions LGB avant qu’elles ne deviennent orientées LGB-T, et dans certains cas seulement, des fonds sont spécialement affectés aux questions transgenres. Certains de ces milliardaires financent les LGBT à travers leurs innombrables entreprises, multipliant leurs contributions à plusieurs reprises d’une manière qui est également difficile à suivre.

 

Ces bailleurs de fonds passent souvent par des organismes de financement anonymes tels que Tides Foundation, fondée et exploitée par Pike. Les grandes sociétés, les philanthropes et les organisations peuvent envoyer d’énormes sommes d’argent à la Fondation Tides, préciser la direction que les fonds doivent emprunter et faire en sorte que les fonds parviennent à destination de façon anonyme. La fondation Tides crée un pare-feu légal et un abri fiscal pour les fondations et finance des campagnes politiques, souvent en utilisant des tactiques juridiquement douteuses.

 

Ces hommes et d’autres, incluant les compagnies pharmaceutiques et le gouvernement américain envoient des millions de dollars aux causes LGBT. Les dépenses globales déclarées pour les LGBT sont désormais estimées à 424 millions de dollars. De 2003 à 2013, les financements déclarés pour la question transgenre ont augmenté plus de huit fois, augmentant de trois fois la croissance des financements globaux LGBT, qui a quadruplé de 2003 à 2012. Cet immense pic de financement est arrivé en même temps que le transgenrisme a commencé à prendre de l’ampleur dans la culture américaine.
424 millions de dollars, c’est beaucoup d’argent. Est-il suffisant de changer les lois, de déraciner la langue et de forcer un nouveau discours sur le public, de censurer, de créer une atmosphère de menace pour celles et ceux qui ne respectent pas l’idéologie de l’identité de genre?

 

Transgenrisme: un nouveau marché médical et de style de vie.

Il semble évident maintenant de jeter un oeil à l’argent derrière le transgenrisme. De nombreux nouveaux marchés se sont ouverts. La première clinique de genre pour les enfants a ouvert ses portes à Boston en 2007. Au cours des dix dernières années, plus de 30 cliniques pour les enfants atteints de dysphorie de genre ont vu le jour aux États-Unis, la plus grande s’occupant de 725 patients.

 

Au cours de la dernière décennie, il y a eu une explosion des infrastructures médicales transgenres à travers les États-Unis et dans le monde pour «traiter» les personnes transgenres. En plus des cliniques de genre proliférant aux États-Unis, des ailes d’hôpitaux sont construites pour des chirurgies spécialisées, et de nombreux établissements médicaux réclament de mobiliser ces nouveaux développements.
Les médecins sont formés et spécialisés dans des colloques portant sur des cadavres, y compris dans divers types de chirurgies, la phalloplastie, la vaginoplastie, la chirurgie de féminisation faciale, les procédures urétrales, et plus encore. De plus en plus d’entreprises américaines couvrent les chirurgies transgenres, les médicaments et autres dépenses. Des endocrinologues cherchent la source de la jeunesse dans les hormones depuis plus d’une génération, et les gains futurs de la commercialisation de ces hormones sont une nouvelle ruée vers l’or.
Les bloqueurs de puberté sont un autre marché en croissance. La branche Chirurgie Plastique de la médecine est mise en place pour faire office de perfusion d’argent liquide au même titre que la transplantation d’organes, particulièrement les transplantations d’utérus pour les hommes s’identifiant femmes qui pourraient désirer de futures grossesses. Ces chirurgies sont déjà pratiquées sur les animaux et la première greffe d’utérus réussie d’une donneuse femelle décédée à une autre femelle a déjà été un succès. La biogénétique devrait être l’investissement de demain, affirme Rothblatt, qui a dirigé une grande entreprise pharmaceutique et qui investit actuellement massivement dans la biogénétique et la transplantation.

 

Le transgenrisme a certainement fait son chemin sur le marché américain, il semble donc important de considérer les implications de celui-ci alors que nous votons des lois à propos des personnes transgenres et de nos libertés civiles. Le transgenrisme se situe en plein milieu du complexe industriel médical qui est estimé, selon certain-e-s, encore plus grand que le complexe industriel militaire.

 

Avec la construction de l’infrastructure médicale, les médecins sont formés pour diverses chirurgies, les cliniques s’ouvrent à grande vitesse, et les médias le célèbrent, le transgenrisme est voué à la croissance. Les LGB, autrefois ce petit groupe de personnes essayant d’aimer ouvertement les personnes du même sexe et d’être traités équitablement par la société, a vraisemblablement été repris par le capitalisme et est maintenant infiltré par le complexe industriel médical via le transgenrisme.

Qui travaille à institutionnaliser l’idéologie transgenre ?

Beaucoup plus important que les fonds destinés directement au lobby et aux organisations LGBT, dont une fraction seulement sert à aider les personnes identifiées comme transgenres, c’est l’argent investi par les hommes mentionnés ci-dessus, les gouvernements et les sociétés technologiques et pharmaceutiques pour institutionnaliser et normaliser le transgenrisme comme choix de vie. Ils façonnent le récit sur le transgenrisme et le normalisent au sein de la culture en utilisant leurs méthodes de financement.

 

Cet article utilisera la famille Pritzker comme étude de cas, à la fois pour raccourcir la longueur et parce qu’ils sont emblématiques de la façon dont cela fonctionne. Ceux qui financent les organisations trans et normalisent le transgenrisme canalisent les fonds de la même manière et investissent dans la même infrastructure médicale. Cela peut difficilement être une coïncidence lorsque la chose absolument essentielle à la transition est la pharmacie et la technologie. Il est également important de noter que, bien que le lobby trans soit lui-même intégré au parapluie LGB, les personnes LGB en tant que telles ne sont pas des patients médicaux à vie.
Les Pritzkers sont une famille américaine de milliardaires philanthropiques valant environ 29 milliards de dollars, dont la fortune a été générée par les hôtels Hyatt et les maisons de retraite. Ils ont maintenant des investissements massifs dans le complexe industriel médical.
L’examen de quelques un-e Pritzkers dans cet article vous donnera une idée de leur portée et de leur influence en tant que famille, en particulier en ce qui concerne le projet transgenre et sa relation avec le complexe industriel médical. En lisant, souvenez-vous, les personnes en transition sont des patients médicaux à vie et la famille Pritzker ne constitue pas une anomalie dans leur trajectoire de financement ou d’investissement au sien du complexe médico-industriel.

 

Jennifer Pritzker

Autrefois homme de famille et membre décoré des forces armées, Jennifer Pritzker s’identifie désormais comme transgenre. Il a fait du transgenrisme un point important dans le financement philanthropique à travers sa Fondation Tawani. Il est l’un des plus grands contributeurs des causes transgenres et il a, avec sa famille, une énorme influence dans l’institutionnalisation rapide du transgenrisme.

 

Certaines des organisations que détient et finance Jennifer sont particulièrement remarquables afin d’examiner l’intégration rapide de l’idéologie transgenre dans les institutions médicales, juridiques et éducatives. Pritzker est propriétaire de Squadron Capital, une société d’acquisition spécialisée dans la technologie médicale, les dispositifs médicaux et les implants orthopédiques, et de la Fondation Tawani, une organisation à but lucratif ayant des subventions centrées sur le genre et la sexualité humaine.
Pritzker siège au conseil de direction du Programme de sexualité humaine de l’Université du Minnesota, auquel il a également consacré 6,5 millions de dollars au cours de la dernière décennie. Parmi de nombreux autres organismes et institutions, les financements des Pritzker vont à l’hôpital « Les enfants de Lurie », un centre médical pour enfants non conformes au genre, s’occupant de 400 enfants à Chicago; l’école de médecine Pritzker de l’ Université de Chicago ; la création d’un département d’études sur les transgenres à l’Université de Victoria (la première en son genre); et le Centre Mark S. Bonham pour les études sur la diversité sexuelle à l’Université de Toronto. Il finance également l’Union américaine des libertés civiles (American Civil Liberties Union) et sa famille finance le «planning familial » (Planned Parenthood), deux organisations significatives dans l’institutionnalisation de l’effacement des femmes du langage et l’appui aux causes transgenres. Récemment, le « planning familial » (Planned Parenthood) a également décidé d’entrer dans le marché médical transgenre.

 

Jennifer Pritzker finance stratégiquement, tout comme sa famille, en donnant aux universités qui deviennent redevables à son idéologie, dont les étudiants continuent à répandre l’idéologie de genre en écrivant des articles pro-trans dans des revues médicales et ailleurs. L’oncle et la tante de Jennifer, John et Lisa Pritzker, ont donné 25 millions de dollars à l’Université de Californie à San Francisco pour un centre de psychiatrie pour enfants. Jennifer finance également les hôpitaux et les écoles de médecine où les anciens élèves créent des spécialités transgenres et des centres médicaux LGBT, même si les lesbiennes, les gais et les bisexuels n’ont pas besoin de services médicaux spécialisés.

 

Voici juste quelques activités courantes des anciens élèves de l’école de médecine financé par les Pritzker et des bénéficiaires de l’argent des Pritzker :
Jennifer Pritzker a également aidé à normaliser les personnes transgenres dans l’armée avec une subvention de 1,35 million de dollars au Palm Center, un groupe de réflexion LGBT de l’Université de Californie à Santa Barbara, pour créer une recherche validant le transgenrisme militaire. Il a également fait don de 25 millions de dollars à l’université Norwich du Vermont, une académie militaire et la première école à lancer un programme de formation des officiers de la Réserve navale.

 

Le financement de Pritzker ne se limite pas aux États-Unis, mais atteint d’autres pays via WPATH, dans des conférences pour les médecins qui étudient la chirurgie transgenre et le financement des universités internationales.

Penny Pritzker

Cousine de Jennifer Pritzker, Penny Pritzker a siégé au conseil consultatif du président Obama pour l’emploi et la compétitivité et le redressement économique. Elle a été co-présidente nationale d’Obama pour l' »Amérique 2012″ et présidente nationale des finances de la campagne présidentielle d’Obama en 2008. Dire qu’elle a influencé l’élection du président Obama serait un euphémisme.
En tant que secrétaire du commerce d’Obama, Penny Pritzker a aidé à créer l’Institut national pour l’innovation dans la fabrication de produits biopharmaceutiques (NIIMBL ), en facilitant une subvention de 70 millions de dollars du Département du Commerce des États-Unis, le premier financement de ce genre. Obama a fait du transgenrisme une question importante de son administration, en organisant une réunion à la Maison Blanche (la toute première) pour le transgenrisme.

 

L’administration a tranquillement appliqué le pouvoir exécutif pour permettre plus facilement aux personnes transgenres de modifier leurs passeports, d’obtenir un traitement de changement de sexe dans les aménagements pour anciens combattants, d’accéder aux toilettes publiques et aux programmes sportifs basés sur l’identité de genre. Ce ne sont là que quelques-uns des changements de politique spécifiques aux transgenres de la présidence d’Obama.

 

Soros et Gill sont deux autres financements majeurs du mouvement transgenre qui ont généré des millions de dollars pour faire élire Obama, et Stryker était l’un des cinq premiers contributeurs à la campagne d’Obama. Sous la direction d’Obama et du président George W. Bush, le gouvernement fédéral a également financé la Fondation Tides à hauteur de 82,7 millions de dollars, laquelle à son tour a donné 47,2 millions de dollars aux questions LGBTQ au cours des deux dernières décennies.
Penny a financé la Harvard School of Public Health et, avec son mari à travers leur fondation commune, la Fondation de la famille Pritzker Traubert, financent des initiatives pour la petite enfance et offrent des bourses d’études aux étudiant-e-s en médecine de l’Université Harvard. Les médecins du pavillon de services de gestion du genre de l’hôpital pour enfants de Boston sont tous affiliés à la Harvard Medical School. Penny Pritzker siège également au conseil d’administration à Harvard, où les bureaux de la vie étudiante enseignent aux étudiant-e-s, dont beaucoup vont être à la tête des institutions américaines, qu ‘«il y a plus de deux sexes».

JB Pritzker

Le frère de Penny Pritzker, JB Pritzker, est un investisseur américain en « capital-risque », entrepreneur, philanthrope et propriétaire d’entreprise. Il est co-fondateur du Pritzker Group, une société d’investissement privée qui investit dans des sociétés de technologie numérique et médicale, y compris Clinical Innovations, qui a une présence mondiale. Clinical Innovations est l’une des plus grandes sociétés de dispositifs médicaux et a acquis en 2017 Brenner Medical, un autre groupe médical important offrant des produits innovants dans les domaines de l’obstétrique et de la gynécologie.
JB a fourni le financement de lancement de Matter, un incubateur d’entreprises pour la technologie médicale basée à Chicago. Il siège également au conseil d’administration où il a étudié, à l’Université Duke, où il fait des progrès dans la cryoconservation des ovaires féminins.

 

JB se présente au poste de gouverneur de l’Illinois en 2018 et investit 25 millions de dollars dans une initiative publique-privée de l’administration Obama totalisant 1 milliard de dollars pour l’éducation de la petite enfance. JB et son épouse, MK Pritzker, ont fait don de 100 millions de dollars à la faculté de droit de l’Université Northwestern, en partie pour des bourses et en partie pour le travail de justice sociale à l’école et de droit des enfants.
Nous devons examiner pourquoi cette question est traitée comme une question de droits civils lorsque les principaux problèmes semblent être l’ingénierie capitale et sociale. Il ne semble pas y avoir une sphère d’influence qui soit épargnée par l’argent de Pritzker, de l’éducation de la petite enfance et des universités jusqu’au droit, aux institutions médicales, au lobby LGBT et aux organisations, à la politique et à l’armée. S’ils étaient les seuls à financer l’institutionnalisation de l’idéologie transgenre, ils seraient tout de même restés incroyablement influents, mais ils sont rejoints par d’autres hommes blancs extrêmement riches et influents, qui ont aussi des liens avec les industries pharmaceutiques et médicales.

Les géants de la pharmacie et de la technologie tout-en-un pour les transgenres.

Ainsi qu’avec le soutien des géants pharmaceutiques tels que Janssen Therapeutics, la fondation de la santé d’un fondateur Johnson et Johnson, Viiv, Pfizer, les laboratoires Abbott, la compagnie Bristol-Myers Squibb, les pharmaceutiques Boehringer Ingelheim, les grandes sociétés technologiques comprenant Google, Microsoft, Amazon, Intell, Dell et IBM financent aussi le projet transgenre. En février 2017, Apple, Microsoft, Google, IBM, Yelp, PayPal et 53 autres sociétés surtout technologiques ont signé un « amicus curiae » réclamant que la Cour Suprême des Etats-Unis interdisse aux écoles de maintenir des facilités d’accès aux étudiants et étudiantes désigné-e-s selon leur sexe.

 

Alors que ces sociétés réclamaient des toilettes pour les transgenres, elles luttaient contre l’interdiction de voyager et les politiques d’immigration du Président Trump. En même temps, en rendant compte des incidents, CNN News a rendu le lien évident entre l’intérêt des sociétés à l’interdiction de l’immigration et le commerce, citant un document juridique signé par les compagnies disant : « cela inflige des dommages signifiants aux entreprises américaines, à l’innovation et à la croissance ».

 

Mêler ce problème médical manufacturé avec le cadre des droits civils entraine la continuité et l’expansion du problème. Le transgenrisme est présenté à la fois comme un problème médical, pour la dysphorie de genre des enfants qui ont besoin de bloquants pubertaires et sont soignés à vie par la médicalisation, et comme un choix de vie courageux et original pour les adultes. Martine Rothblatt suggère que nous sommes toutes et tous transhumain-e-s, que changer nos corps en retirant du tissu et des organes en bonne santé et en ingérant des hormones du sexe opposé à plein temps pendant toute une vie peut être comparé au fait de porter du maquillage, teindre ses cheveux ou avoir un tatouage. Si nous sommes toutes et tous transhumain-e-s, exprimer cela pourrait être le début d’une série sans fin d’un consumérisme lié au corps.

 

L’expansion massive de l’infrastructure médicale et technologique pour une petite part de la population (mais grandissante) atteinte de dysphorie de genre, ainsi que l’argent acheminé vers ce projet par ceux qui ont lourdement investi dans les industries médicales et technologiques, semble ne faire sens que dans un contexte de marchés en expansion afin de changer le corps humain. Les transactivistes sont déjà en train de réclamer un changement de la « dysphorie de genre » à l’ « incongruité de genre » dans la prochaine révision du registre international des codes de diagnostic mental, l’ICD-11. L’offensive se porte sur les hormones et les chirurgies payées par l’assurance pour n’importe qui croyant que son corps (à lui ou à elle) est, en aucune façon, « incompatible » avec son « identité de genre ».
La diversité physique semble être au cœur de cette question, et non pas la dysphorie de genre : cela déracine les personnes de leur biologie via les distorsions de langage, afin de normaliser l’altération de la biologie humaine. Institutionnaliser l’idéologie transgenre ne fait que ça. Cette idéologie a été présenté comme une question de droits civils par de riches hommes blancs avec une influence énorme qui vont bénéficier personnellement de leurs activités politiques.
Il nous incombe à toutes et tous de prendre en compte quel est le réel investissement en priorisant une vie de traitements médicaux anti-corps pour une partie infime de la population, en construisant une infrastructure pour eux, et en institutionnalisant la façon dont nous nous percevons comme être humain-e, avant qu’être humain-e ne devienne un concept pittoresque du passé.
Jennifer Bilek.
Cet article a été corrigé pour relever la différence entre l’université de Baylor et l’école de médecine de Baylor. Les deux ne sont plus liées.

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