Imaginer une vie sans terrorisme patriarcal [donc sans hommes] (Vol.2)

Vol.1 disponible ici.

Premièrement, pourquoi une vie sans hommes ?

Si on s’écarte un peu de la grille de lecture sociologique pour revenir aux fondamentaux, femmes et hommes diffèrent sur le plan biologique, au niveau chromosomique, hormonal et anatomique

. Ce qui engendre un développement et des intérêts et besoins spécifiques propres à chacune et chacun, et qui ne sont pas tous identiques. A partir du moment ou on admet cette réalité – nous sommes différentes et nos intérêts diffèrent – on peut questionner s’il y a donc conflit d’intérêts ou compatibilité d’intérêts.

Comment le savoir ?

En théorie, l’espèce humaine vit un conflit d’intérêts sur le plan évolutif, c’est-à-dire, un des deux sexes se développe au détriment de l’autre. En pratique, on pourrait imaginer que le nombre de femmes en diminution par rapport aux hommes (environ 500 millions en moins depuis les années 50), les différences physiques exacerbées et le développement restreint du potentiel et des capacités féminines en sont l’expression. Ce sont les conséquences d’une politique axée sur la promiscuité sexuelle appelée faussement « mixité » (colonisation des femmes) et qui prend en compte uniquement les intérêts des hommes au détriment de ceux des femmes et entraînant donc leur exploitation et leur massacre. C’est ce conflit d’intérêts qui sert les hommes à mettre en place cette politique patriarcale terroriste et non les constructions sociales, seules grilles de lecture en sociologie et bien pratiques pour maintenir le statu-quo. Les constructions sociales ont un effet catalyseur à la violence masculine mais ne peuvent être seules fautives de ces siècles de massacres de femmes. Elles ont une origine. Et c’est cette origine que nous avons du mal à accepter. Les femmes ne peuvent être coupables de leur propre massacre et c’est finalement ce que suggère la focalisation sur le manquement à l’éducation des hommes.

Si on reconnait le conflit d’intérêts entre les sexes, on peut alors commencer à questionner l’intérêt pour les femmes dans leur colonisation par les hommes.

Pourquoi parler de colonisation des femmes plutôt que de « mixité » ? Parce que la mixité serait réussie uniquement si la société était fonctionnelle pour tout le monde.

Mais si on pille la culture, on humilie, on déconsidère, on viole, on tue les individus avec qui on « souhaite cohabiter », on appelle plus ça mixité mais coercition, terrorisme, colonisation. Et c’est exactement ce que les hommes font subir aux femmes depuis des siècles. Ils ont réussi à s’approprier tout ce qui nous concerne, notre alimentation, nos menstruations, nos contraceptifs, nos grossesses, nos accouchements, nos enfants… Ils se sont appropriés tout ce qu’ils n’étaient pas et ne pouvaient être de part nos différences sexuées. C’est donc facile d’imaginer pourquoi le rejet de l’essentialisme et la valorisation des études sociologiques universitaires est si présent. Comment peut-on justifier l’anéantissement de la culture des femmes et de leur massacre depuis des siècles (ainsi que celui des animaux et de la terre) par l’éducation ou les constructions sociales (qui restent des entités abstraites) ?

Si on admet que « mixité » est l’euphémisme pour parler de colonisation des femmes et de leur espace, pourquoi se battre en sa faveur ? Pourquoi ne pas plutôt la reconsidérer au lieu de l’associer systématiquement à un « progrès » lorsque celle-ci est possible au détriment des femmes et leur est donc hautement préjudiciable ? Tous les jours des femmes (et leurs enfants) sont assassinées par leurs maris ou conjoints, et pourtant on reste dans l’expectation sans tirer aucune leçon ni prendre aucune mesure, comme s’il y avait un consensus sur les « dommages collatéraux » de l’organisation sociale imposée par les hommes.

Une fois que l’on a ciblé le novlangue et que l’on admet donc que mixité = colonisation des femmes, on peut s’éviter quelques questions du genre :  » à qui profite la « mixité » ? Puisque bien évidemment, l’appropriation et la destruction de la culture des femmes ne bénéficie pas aux femmes. Une fois un vocabulaire plus juste, tout s’éclaire..

Deuxièmement, bénéfices d’une vie sans hommes.

Le temps et l’énergie que les femmes consacrent aux intérêts de l’autre sexe est inquantifiable, inégalable et surtout nous est préjudiciable. C’est tout le temps et l’énergie en moins pour servir nos propres intérêts. Leur monde de mensonges et leur pouvoir est possible uniquement « grâce » à nous et à notre sacrifice obligatoire. En se réappropriant notre temps, notre énergie, notre empathie UNIQUEMENT pour les femmes, nous pouvons espérer nous réapproprier notre histoire, notre culture, nos enfants, nos vies… la terre. Étant donné ce que les femmes arrivent à accomplir dans une société non-fonctionnelle pour elles, on peut imaginer que dans une société fonctionnelle – c’est-à-dire qui prend en compte leurs intérêts et besoins – elles pourraient développer toutes sortes de capacités étouffées à l’heure actuelle.

Le premier bénéfice serait la réappropriation de nos différences biologiques et donc de nos intérêts.  Le second serait la solidarité féminine : empêcher notre division par les hommes décuplerait notre énergie, notre force et nos projets.

Troisièmement, comment une vie sans hommes ?

Comment procéder pour se soustraire de l’emprise masculine et ne plus leur donner d’attention ? Le plus important est de rétablir la distance. La mise en respect des hommes est nécessaire à notre survie. Cela peut commencer mentalement, en réduisant les échanges avec eux, ne plus ni les lire ni les écouter et savoir pourquoi on le fait. En réduisant au maximum l’attention qu’on leur porte dans tous les domaines et la proximité qu’elle engendre. Le travail des hommes (qui est majoritairement volé aux femmes) sert uniquement les hommes. Pourquoi croire qu’il pourrait nous être bénéfique ? Quand un homme tient un discours oral ou écrit, il pense à ses propres intérêts. Par exemple, un homme qui dénonce la pornographie et la prostitution tient une position « facile » car c’est la partie émergée de l’iceberg, celle pour laquelle il n’y a pas de consensus, contrairement à la paternité par exemple qui n’est jamais remise en question et pour laquelle aucun homme ne tient de discours pour dire qu’elle est un outil de coercition des femmes et qu’elle va à l’encontre de leurs propres intérêts.

On peut ne plus les lire et ne plus les écouter, rien ne nous oblige réellement à leur porter tant d’attention alors que cela nous est préjudiciable. A force de lucidité et de concentration sur nous-mêmes, leurs discours et pavés insipides sonnent tellement creux que l’on se demande pourquoi et comment on a pu perdre tout ce temps (à les torcher).

Ne plus leur porter d’attention et se réapproprier notre empathie est un bon début. Physiquement, on peut restreindre les échanges en privilégiant les relations sociales avec les femmes (professionnelles de santé, commerçantes, etc.), organiser sa vie avec les femmes (cohabitation, projets, etc.). Un point important aussi, ne pas les laisser rentrer dans l’intimité car ils s’en servent finalement contre nous. La plupart des femmes ont déjà expérimenté se confier à un homme pour que celui-ci le retourne contre elle à la première occasion, pour servir ses intérêts et ceux de tous les autres hommes.

Je sais que certaines, arrivées jusqu’à la fin de ce texte se disent que c’est extrême. Je leur répondrais que ce qui est extrême, ce sont les mœurs pédocriminelles et misogynes des hommes soutenues par leurs institutions légales qui laissent libres les violeurs de nos filles, de nos mères et de nos sœurs et dont on s’offusque chaque jour entre deux applaudissements d’idoles masculines.

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